Vendredi, 25 Juillet 2014

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Lyon 0-1 Marseille : L'After
Écrit par Viv    Dimanche, 15 Avril 2012 13:11    PDF Imprimer Email
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Feuille de match :

Au Stade de France, il a vécu «le plus beau», et maintenant, le plus fou. Une troisième Coupe de la Ligue d'affilée, record historique, la quatrième de sa carrière d'entraîneur, mais aussi un trophée acquis au bout de nulle part, au bout d'une ligne droite parsemée de défaites. Et au bout du bout de ce 13e match, une finale, une victoire, sous le signe de son protégé, Brandao. L'homme qu'il a fait revenir du Brésil, décisif en Ligue des champions à Milan et décisif samedi face à Lyon (1-0 a.p). Didier Deschamps peut serrer les poings et lever les yeux vers les étoiles. Le ciel dionysien n'a pas oublié Marseille, qui a signé samedi une victoire précieuse, celle qui lui assure un avenir européen en Ligue Europa la saison prochaine, mais aussi celle de la réconciliation. Quelques minutes durant, l'OM et ses dizaines de milliers de supporters ont oublié les deux derniers mois et tout ce qu'ils y ont perdu. Ils ont oublié aussi la pauvreté du spectacle proposé pour ne retenir que la victoire. Peu importe la manière, elle était forcément belle.

La soirée ne restera pas dans les annales

Frédéric Thiriez se gargarisait d'ailleurs vendredi de la beauté de l'affiche de «sa» finale. Un intérêt qui, longtemps, est seulement resté de papier glacé. Glacé comme l'ambiance dans un Stade de France endormi par l'indigence des débats, une grosse heure durant (zéro tir cadré des deux côtés, assorti d'un festival d'imprécisions et autres passes ratées). Si l'adjectif «olympique» est par la force des choses souvent, dans le monde sportif, corrélé au mot «jeu», ils n'ont jamais été aussi lointains que ce samedi soir. Et si les duels olympiques se distinguent par leur niveau d'intensité et de spectacle, celui-là aura parfaitement fait exception à la règle. Sans relief, avec une équipe de Marseille qui mettait le pied sur le ballon (57%) et une équipe de Lyon dans l'attente comme à son habitude, la soirée ne restera pas dans les annales.

Une heure de jeu à attendre

Une heure de jeu à attendre la première occasion à se mettre sous la dent, cette tête d'Amalfitano repoussée comme il peut par Lloris sur son poteau droit (65e), ça a fait long. 104 minutes à attendre le premier but de la soirée, aussi. Pénible dans sa construction, imprécis à l'approche des 20 derniers mètres (6 hors jeu, zéro tir cadré du match), Lyon a fait preuve d'une oisiveté coupable et peu compréhensible. La culture de la gagne du camp d'en face, et sans doute la faim, ont donc fait la différence. Et sur ce centre rageur de Cheyrou, le but de Brandao, entré sept minutes plus tôt à la place de Loïc Rémy, venait libérer l'équipe qui, à défaut de bien voire même de jouer tout court, y a mis le plus de coeur. Même à ce moment-là, dans la conquête du ballon, dans la réaction attendue à vingt minutes de la fin, Lyon n'y était pas. Y a-t-il même jamais été ? On peut logiquement parler de premier rendez-vous raté, en attendant la finale en Coupe de France contre Quevilly dans quinze jours. Marseille, lui, n'avait qu'une chance. Ce trophée-là, il n'allait pas y couper.

Résumé vidéo :

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Evaluations football365.fr :

Lloris (4) – Réveillère (4), Lovren (4), Umtiti (3), M.Dabo (5) puis Cissokho (118eme) – Gonalons (4), Källström (4) puis Lacazette (106eme), Briand (3), Bastos (2) puis Grenier (65eme, 6) – B.Gomis (3), Lisandro (cap) (3)


Les réactions :

Bafétimbi Gomis
« On a eu une mi-temps chacun. On a eu un début de match un peu timoré qui a mis en confiance l’OM qui ne nous a pas mis en danger. On aurait pu mieux négocier nos contres, moi le premier. Après, on a senti qu’il y avait du KO dans l’air des deux côtés. Pas à rougir, il faut se remobiliser. On aura l’occasion de revenir au Stade de France. Cela nous rassure un peu de savoir qu’il y a d’autres échéances que l’on jouera à fond. Cela est très excitant ».

Rémi Garde

« Quand on perd, il y a forcément de la déception. On n’a pas su joué à notre niveau. Ce fut un match où le jeu était absent. On a été pauvre offensivement. Marseille avait une plus grande expérience que nous. J’ai essayé de mettre un onze de départ avec un certain acquis. Samuel Umtiti est triste car c’est une finale mais ce n’est pas de sa faute. On perd tous ensemble. Dès demain il faudra se remobiliser et affronter Toulouse et Lorient en championnat. »

Alexandre Lacazette
« Déception et tristesse avec cette défaite. C’était ma première finale et j’espérais la gagner. L’OM a bien défendu… A nous de corriger le tir dès mercredi à Toulouse. Est-ce-que il y a faute sur moi dans la surface de réparation ? Oui, je le pense. Après l’arbitre ne siffle pas… Sur le but que l’on encaisse, je ne pense pas que ce soit la faute de Sam (Umtiti). Il ne faut qu’il prenne tout sur lui… »

Robert Duverne
« On est très déçu. On avait à cœur de remporter cette coupe de la Ligue. L’enjeu du match et le manque d’expérience nous ont été fatals. Durant la partie, nous étions partagés entre l’envie de gagner le trophée et essayer de ne pas le perdre. L’OL était moins conquérant, inhibé par l’enjeu. Marseille a fait preuve d’audace et de créativité. L’OM est allé chercher sa victoire. On était bien organisé défensivement mais on a manqué de folie en attaque. Perdre en passant à côté du match, c’est très décevant. Maintenant, on doit bien finir la saison avec le championnat et la finale de coupe de France. On doit rebondir en faisant un résultat à Toulouse, ce mercredi.

Clovis Cornillac

« Déçu avant tout par le match… au-delà de la défaite lyonnaise. On s’attendait à autre chose avec franchement plus de gueule. Après l’OL a la chance d’avoir d’autres possibilités de remporter quelque chose. La différence ? L’OM sur ce match, il sauve sa saison. Le différentiel de survie à fait la différence »

Jean-Michel Aulas

« La déception est immense. Il ne faut pas le cacher surtout quand on a bien préparé cette finale et après le parcours difficile. Je savais que ce match serait serré. L’OM avait peut-être plus de raisons de gagner cette finale, mais ce n’est pas une excuse. Il fallait  plus jouer. L’OM n’a jamais été vraiment en difficultés. L’OM a mérité sa victoire. L’OL n’a pas pu déployer son jeu gêné par l’OM et aussi par le déchet technique. Je craignais ce déroulement… L’OM a réagi comme une grande équipe. Quand on a deux ou trois finales à jouer, on se dit peut-être que l’on peut se rattraper. En rentrant aux vestiaires, j’ai parlé aux joueurs. L’erreur serait de tomber dans la tristesse. Les joueurs doivent faire comme après Nicosie où cela s’était déjà joué à peu de choses. Une défaite comme celle-ci, cela fait partie des choses qu’il faut savoir manager. Pas question de baisser les bras et de s’appesantir sur cette défaite pour mieux repartir. La vraie finale, c’est celle de la Coupe de France qui donne droit directement à la Ligue Europa et au Trophée des Champions ».

Didier Deschamps (au micro de France 2) : « C’est un immense bonheur. Gagner un trophée c’est très difficile. Les titres personne ne nous les enlèveront, même pas mes pires ennemis. Le mérite revient à tous les joueurs. En trois ans, on a remporté six trophées, ce qui fait une moyenne de deux par ans. »

Vincent Labrune (au micro de France 2) : « Je suis très heureux pour le club, les joueurs et les supporters. On a vécu des moments difficiles mais c’est dans ces moments-là qu’on grandit. »

 

Les statistiques :

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Mis à jour ( Dimanche, 15 Avril 2012 13:27 )
 

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