Un peu moins tranchant ces dernières semaines, Michel Bastos réalise tout de même une saison convaincante avec l’Olympique Lyonnais. Instigateur du très bon début d’exercice du club rhodanien, le Brésilien a clairement mis de coté ses envies de départ de la saison passée, et se montre soulagé par l’arrivée de Rémi Garde à la place de Claude Puel. L’ancien lillois marche à l’affectif et ce n’était clairement pas une des qualités de son ex-coach à l’OL. Désormais, avec la confiance, il assure se sentir parfaitement à l’aise à Lyon.
« J’ai été blessé en décembre, depuis je n’ai pas marqué, mais j’ai fait quelques passes décisives. Le but reste d’aider l’équipe, n’importe comment. Ne pas marquer ne m’a pas fait trop mal. Pour l’instant, ça va, mais il ne faudrait pas que ça se prolonge... Je suis là pour être décisif. Mais non, je ne cogite pas. Je sais ce que je peux faire. Si mardi, je fais un doublé, on va dire à nouveau : “Bastos fait une saison énorme.” Je sais comment ça se passe... », a expliqué Michel Bastos dans L’Equipe, avant d’enchainer sur la nécessité pour lui d’être bichonné.
« Si j’ai besoin qu’on m’aime pour être bon ? Mais je ne l’ai jamais caché ! Si ça a très bien marché à Lille avec Garcia, c’est qu’il disait à tout le monde combien il m’aimait. Quand je l’entendais dire que pour lui, j’étais le meilleur joueur du Championnat, ça me faisait du bien. Avec Garde ? Après, chacun a son caractère, et lui, il est un peu réservé mais ça ne l’embête pas de dire : “Tu as été le meilleur joueur du match.” Je crois qu’il le fait avec beaucoup de joueurs. Et si aujourd’hui ça marche bien pour moi, c’est en grande partie grâce à cette confiance qu’il me donne », a souligné le Brésilien, qui connait également l’importance d’un bon parcours en Ligue des Champions s’il veut espérer réintégrer la sélection nationale prochainement.
Lyon, opération béton
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Que ce soit en 2004 contre la Real Sociedad (1-0, 1-0), en 2005 contre le Werder Brême (3-0, 7-2), en 2006 contre le PSV Eindhoven (1-0, 4-0) ou en 2010 contre le Real Madrid (1-0, 1-1), l'Olympique Lyonnais a toujours gardé sa cage inviolée lors du match aller quand il s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. L'inverse est également vrai : l'OL a toujours été éliminé en huitièmes lorsqu'il a encaissé un but ou plus lors de la première manche. D'où la nécessité pour l'équipe de Rémi Garde de rectifier le tir dans un secteur où elle est très perméable.
Lyon n'a gardé sa cage inviolée qu'à huit reprises au cours de ses trente-huit matchs cette saison. Un mal encore plus marquant en 2012 où seul Luçon (CFA) n'est pas parvenu à marquer un but à l'OL. "On a conscience d'encaisser trop de buts, témoigne Hugo Lloris. Cela rend nos matchs plus compliqués car nous devons en marquer deux ou trois pour gagner. Nous en avons conscience et nous savons qu'il est important de ne pas prendre de but à domicile lors d'un huitième de finale aller de Ligue des Champions." Face à une équipe de l'APOEL Nicosie qui excelle en contre-attaque, l'OL sait qu'il va devoir se montrer bien plus efficace dans la récupération du ballon : "Notre jeu est dépendant de la manière dont nous récupérons ou pas le ballon, acquiesce Rémi Garde. Nous avons actuellement des défaillances dans ce domaine qu'il faudra corriger contre Nicosie car cela ne pardonne pas en Ligue des Champions, cela est l'affaire de tous et tout le temps. À la limite, il faut déjà penser à récupérer le ballon avant de l'avoir perdu."
Lloris est moins bien
Dans cette optique, l'entraîneur lyonnais va probablement faire appel à l'expérience : Cris et Källström plutôt qu'Umtiti et Grenier. L'expérience et la rigueur plutôt que la qualité de relance ? Le raccourci est un peu facile. Pourtant, même si le jeune Umtiti a affiché de belles promesses, il n'a à coup sûr pas l'autorité d'un Cris pour rappeler les joueurs offensifs à leur indispensable travail de replacement. Mais tout mettre sur le dos de l'investissement défensif des ailiers Briand et Bastos serait réducteur : le 4-4-2 est très exigeant physiquement et le Brésilien n'est jamais aussi décisif que lorsqu'il est délesté des tâches les plus ingrates. "Une équipe qui marque beaucoup et qui encaisse peu est très forte et va très loin mais cet équilibre est parfois difficile à trouver", témoigne Rémi Garde.
Pour ne pas encaisser de but, l'OL se reposait également souvent depuis trois ans et demi sur le seul talent d'Hugo Lloris. Sauf que le portier de l'équipe de France traverse actuellement une relative mauvaise passe : s'il n'a pas commis d'erreurs flagrantes ces dernières semaines, Lloris s'incline sur des frappes qu'il avait l'habitude de repousser. Dernier rempart d'une équipe qui change trop fréquemment de défense centrale (Lovren est toujours à l'arrêt), le gardien des Gones ne fait toutefois pas d'une obsession sa volonté de conserver son but vierge : "Il est important de ne pas prendre de but mais l'objectif principal est surtout de gagner afin de se présenter au retour dans les meilleurs conditions possibles." Gagner avec zéro but dans la besace, ça pourrait aider.
Gourcuff peut compter sur le soutien de Lisandro
Foot01.com
Répondant sur RTL à une question sur les problèmes de Yoann Gourcuff, Lisandro a tenu à apporter son soutien à son coéquipier, qui passe toujours une période délicate. Le joueur argentin a rappelé les difficultés connues ces derniers temps par le meneur de jeu de l’OL, faisant remarquer que Gourcuff travaillait dur pour revenir, même si pour l’instant cela ne se concrétisait pas encore.
« Yoann a connu des difficultés à titre personnel à cause de sa blessure, mais surtout, avec lui, les gens sont toujours dans l’attente de voir s’il joue, s’il ne joue pas, s’il joue bien ou mal, s’il va revenir à son niveau de Bordeaux et je ne sais quoi encore. Il faut être prêt et être très fort mentalement pour pouvoir surmonter tout ça de la manière la plus naturelle possible, pour mettre tout ça de côté et travailler dans la tranquillité, explique Lisandro, qui fait remarquer qu’au sein du club tout est fait pour aider l’ancien bordelais à revenir au sommet. Nous, ici, à l’intérieur du groupe on veut retrouver Yoann à son meilleur niveau et j’espère que ça va arriver. Nous pouvons tous vous dire qu’il travaille beaucoup et j’espère que les choses vont s’améliorer naturellement dans un contexte plus normal pour lui et pour tout le monde. »
Lloris hors cadre ?
Football.fr
Pour la 8e fois de la saison, l'Olympique Lyonnais s'est incliné en Ligue 1. Face à des Caennais qui n'avaient plus maqué en Ligue 1 depuis novembre (hors penalties), c'est tout l'OL qui s'est effondré, à l'image d'un Hugo Lloris qui semble de plus en plus friable depuis quelques temps. A quelques heures d'affronter l'Apoel Nicosie, les projecteurs seront braqués sur le secteur défensif rhodanien qui peine à se rassurer.
"Heureusement qu'on a Lloris...". Voilà une phrase que les supporters lyonnais se répètent depuis bien des saisons quand tout va mal. Mais le portier des Gones semble petit à petit rentrer dans le rang et finalement se mettre au niveau -moyen- de ses coéquipiers. Depuis quelques rencontres, l'ancien Niçois montre un niveau bien loin de celui affiché notamment en 2009 et 2010, deux années où il a aisément glané le titre de meilleur gardien de la Ligue 1, sans que Lyon ne se mêle à la course au titre de champion de France.
Une défense loin d'être rassurante
Dans les faits, cette régression n'en est pas réellement une tant l'international français avait habitué à porter à bout de bras les Olympiens. Plutôt un coup de moins bien. Face à Caen, samedi, Lloris a livré une prestation en dents-de-scie. Sur le premier but de Romain Hamouma, le Lyonnais se fait surprendre sur sa gauche, sur une action similaire au but encaissé face à Bordeaux et Jussiê en Coupe de France. La seconde réalisation révèle davantage la fragilité actuelle du gardien de but. Soit la volée de Livio Nabab est parfaitement imparable, soit Hugo Lloris commet une erreur d'appréciation. Le doute subsiste encore... Le fait est que depuis ses débuts à Lyon, l'ancien Niçois a rarement - si ce n'est jamais - connu de période creuse. Hugo Lloris n'est plus, en ce moment, ce rempart sur qui l'on pouvait se reposer et, à ce rythme, son statut d'intouchable en équipe de France pourrait être remis en cause.
A sa décharge, sa garde rapprochée n'est pas au rendez-vous. Depuis son match catastrophique lors de la demi-finale de Coupe de France face à Lorient, Cris a prouvé qu'il n'était plus le joueur qu'il a été par le passé. Et Rémi Garde a rétrogradé le Policer au rang d'agent de voirie, en d'autres termes, sur le banc. Du coup, l'inexpérimentée charnière composée de Samuel Umiti (18 ans) et de Bakary Koné (23 ans) est en charge d'assurer les arrières. L'absence de Dejan Lovren, satisfaisant depuis le début de la saison, est également préjudiciable pour la 12e meilleure défense de Ligue 1.
Sur le côté gauche, Aly Cissoko, qui avait laissé un temps croire à un retour au premier plan, déçoit également. A se demander si l'ancien de Porto ne s'était pas "forcé" à bien jouer durant le mois de janvier, celui du mercato hivernal. Face à Caen, les deux buts proviennent de son couloir gauche... Le seul Anthony Reveillère sort du lot, se montrant généreux dans l'apport offensif. A quelques heures d'un rendez-vous de Ligue des champions face à l'Apoel Nicosie, il s'agit de se rassurer sur le plan défensif. "C'est primordial en effet, a jugé Rémi Garde sur OLTV. On connait une défaillance à ce niveau. Il faut rapidement y remédier car la scène européenne ne pardonne pas. C'est l'affaire de tous." Hugo Lloris, présent à ses côtés, a certainement dû entendre le message.
Pour Nicosie, l'OL est clairement plus fort
Foot01.com
C’est une image récurrente dans le monde du sport en général, il est régulièrement constaté que le meilleur moyen de jouer sans pression est de mettre l’adversaire dans la peau du favori avant une confrontation. Mais pour une fois, l’APOEL Nicosie n’a pas eu à convaincre grand monde de son statut d’outsider avant le match comptant pour les 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions, ce mardi à Gerland. Le club chypriote découvrira ce niveau de jeu contre l’OL, et se fait volontiers tout petit.
« On savait que quelle que soit l'équipe que l'on tirerait au sort, ce serait difficile et que ce serait une équipe qui a une histoire en Ligue des Champions. C'est clairement un club qui est plus grand que le nôtre, qui a budget beaucoup plus élevé et qui a de meilleurs joueurs mais cela n'a pas beaucoup de signification parce que nous avons montré qu'une petite équipe peut atteindre la phase à élimination directe. On a battu des équipes comme le Shakhtar, Porto et le Zenit. Moi je crois en notre équipe et je pense que nous abordons le match de la meilleure manière. Avec un peu de chance, pourquoi ne passerait-on pas ? », a lancé le capitaine de l’APOEL, Constantinos Charalambides, qui craint surtout la transition entre le championnat local, où le niveau est moindre, et la pression liée au match face à une équipe lyonnaise bien décidée à se mettre à l’abri le plus rapidement possible.







Commentaires
Un peu trop de dispersion dans d'autres activités, ou simplement un mauvais passage dû en partie à la fébrilité qui devient habituelle près de la surface lyonnaise, et qui est un peu contagieuse?
Bah, c'est à voir au cours des prochaines rencontres...
Sinon, j'aime bien l'allusion concernant Cissokho... "Faire exprès de bien jouer"! Ah bon? Parce qu'à l'état normal, on doit jouer "mal"?
Ceci-dit, si la phrase est mal "ficelée", elle exprime une pensée elle aussi fréquente: beaucoup de joueurs "se défoncent" avec plus de conviction quand ils négocient un transfert ou une prolongation de contrat...
Autre interrogation: cette blessure de Lovren commence a être très pénalisante... Est-elle seulement "physique"?
Pour affronter l'Apoel Nicosie, l'OL passe en 4-2-3-1 et laisse donc Bafé Gomis sur le banc. Ederson et Lacazette sont titulaires, comme Cris en défense centrale.
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Attention, il y a du changement à Lyon. Pour affronter l'Apoel Nicosie (20h45), Rémi Garde a délaissé son 4-4-2 habituel au profit d'un 4-2-3-1 en miroir avec la formation chypriote. Le coach rhodanien a également fait le choix de l'expérience en défense, le secteur où il a le plus de cheveux blancs à se faire en ce moment. Décrié pour ses dernières performances en Championnat, Cris composera avec Bakary Koné la charnière centrale ce mardi face à l'Apoel Nicosie (20h45). Le coach rhodanien a préféré laisser respirer le jeune Samuel Umtiti, qui n'a jamais disputé un match de Ligue des champions.
En attaque, Alexandre Lacazette a été préféré à Jimmy Briand dans le couloir droit. Dans ce schéma en 4-2-3-1, c'est Bafé Gomis qui paie les pots cassés : Ederson évoluera donc en soutien de Lisandro.
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