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Infos du Mardi 14 Février
Écrit par Viv    Mardi, 14 Février 2012 18:03    PDF Imprimer Email
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Lloris: "L'Apoel n'est pas là par hasard"

Francefootball.fr

«L'OL prend des buts quasiment à chaque match, qu'en pensez-vous avant ce match de Ligue des Champions ?
Nous avons conscience de prendre trop de buts. Cela nous fait défaut depuis un petit moment et cela rend nos matches compliqués car il faut toujours marquer deux à trois buts pour gagner. Nous y arrivions jusqu'à présent. Maintenant, nous savons que dans une double confrontation en Ligue des Champions, il est important de ne pas prendre de but à domicile mais l'objectif principal est de gagner afin de nous mettre dans les meilleures conditions pour le retour.

Ce tirage, estimé comme favorable à l'OL, vous met-il plus de pression car de l'extérieur on comprendrait mal un échec face aux Chypriotes ?
Nous n'allons pas le prendre de la même façon que les analyses de certaines personnes. Bien sûr, l'adversaire n'est pas prestigieux mais il est de très bonne qualité et il n'est pas là par hasard. Nous savons que si nous avons envie de continuer l'aventure, il faudra livrer deux très gros matches. La seule chose à faire est d'être performant sur le terrain et le reste est à laisser de côté. Nous restons concentrés sur le match de mercredi en connaissant l'importance de la gestion d'un premier match à domicile.

Que savez-vous de cet adversaire qui est sans doute le moins prestigieux affronté par l'OL en 8e de finale de Ligue des Champions ?

Nous avons déjà étudié le jeu de cette équipe en vidéo. C'est une bonne équipe, bien organisée, un adversaire compliqué à jouer. Si nous manquons de rigueur contre l'APOEL, nous risquons d'avoir des soucis. C'est une formation qui défend très bas et qui explose dès la récupération du ballon. Nous avons concédé beaucoup de buts sur contre-attaques ces derniers temps et notre adversaire a le profil idéal pour nous embêter. Il faudra être bien organisé, pour livrer un match plein et bien tenir le ballon.»

 

Nicosie, le petit dans la cour des grands

RMC.fr

Jamais le football chypriote n’avait compté un représentant en 8e de finale de la Ligue des champions. Il en rêvait ? L’Apoël Nicosie l’a fait. Et avec panache, s’il vous plaît ! Grâce notamment à une victoire sur le FC Porto (2-1), l’équipe entraînée par le Serbe Ivan Jovanovic a terminé à la première place du groupe G. Les moyens dont dispose l’Apoël ne sont pourtant pas comparables à ceux de la plupart de ses adversaires. Ce sera encore le cas, ce mardi soir contre Lyon en 8e de finale. Le club de Nicosie dispose d’un budget de 10 millions d’euros, soit quinze fois moins que celui de la formation rhodanienne.
Autre illustration du gouffre qui sépare les deux adversaires, les droits TV. Cette saison, l’Apoël perçoit un millions d’euros quand l’OL en touche 40 ! Enfin, pour conclure, l'Argentin Esteban Solari, plus gros salaire du club perçoit à peu près en un an ce que Gourcuff ou Lisandro gagnent en un mois, soit  400 000 €. De quoi avoir peur ? Pas du tout. « On va essayer de reproduire ce que nous avons fait en poules, appuie le président de l’Apoël Fivos Erotokritou. On a fait du bon travail jusqu’à présent. Pourquoi avoir peur de Lyon ? »

 

Bardon : "Ne pas croire que cela va être facile"

Olweb.fr

Joueur de l’OL entre 1994 et 1998, Cédric Bardon connait le championnat de Chypre pour y avoir évolué une saison (2008 – 2009 à Famagouste). A l’occasion de la rencontre entre l’OL et l’APOEL Nicosie, il revient sur son expérience chypriote et prévient : « l’OL devra être prudent ».

Qu’est-ce qui vous a poussé à poser vos valises à Chypre en 2008 ?
Le club d’Anorthosis Famagouste avait mis en avant un gros challenge : se qualifier pour la Champions League, ce qui n’avait jamais été accompli auparavant par un club chypriote. Tout était réuni pour faire un bon parcours : il y avait un groupe intéressant, dans un club qui avait des moyens financiers importants et un entraîneur qui était très motivé. On avait réussi à se qualifier et on s’était ensuite plutôt bien débrouillé en poules. Le club avait recruté des joueurs qui avaient une grosse expérience européenne, comme Savio qui avait gagné la Champions League (1998, 2000 et 2002 avec le Real Madrid), comme Dellas qui avait gagné l’Euro avec la Grèce (2004). Il y avait seize nationalités différentes avec à peu près une quinzaine d’internationaux. Ce n’étaient pas forcément des joueurs très connus, mais c’étaient de bons joueurs.

Que découvrez-vous quand vous arrivez à Chypre ?
Je découvre avant tout un pays où il fait très chaud, où il est très difficile de s’adapter aux conditions climatiques. J’arrivais d’Israël et je pensais avoir tout connu. Mais, l’été à Chypre, c’était la canicule de jour comme de nuit. J’ai dû m’adapter. Et puis, je me suis rendu compte très vite que la ferveur pour le football y était immense. Là-bas, le football est une institution. Pour ma part, j’ai été agréablement surpris : les stades sont tout à fait convenables, on y retrouve énormément de joueurs qui sont issus des championnats grecs, sud-américains ou portugais, formés à Porto ou au Benfica. C’est vraiment un championnat qui mérite qu’on s’y intéresse un peu plus.

Quelle place occupe l’APOEL Nicosie dans le championnat chypriote ?
C’est le club qui compte le plus de supporters. Omonia Nicosie est le gros club avec d’énormes moyens qui chaque saison joue le titre mais qui se casse régulièrement la figure, alors que l’APOEL est régulièrement outsider mais finit plus souvent champion. L’APOEL est à mon avis le club le plus en place en termes de structures, de capacités d’accueil des joueurs étrangers, de conditions d’entraînement.

Etes-vous étonné par les progrès des équipes chypriotes ?

Il y a 20 ans, personne ne connaissait le championnat chypriote, les grosses équipes y allaient et ramenaient de larges victoires 10 – 0. Aujourd’hui, il n’y a plus tant de « cartons » que ça. Les Chypriotes ont appris, ils se sont entourés de gens compétents, ont fait venir des étrangers pour travailler chez eux. Ils bénéficient aussi du fait que leur championnat est méconnu, ils profitent de ce que les grosses équipes les prennent de haut et se prennent souvent les pieds dans le tapis. C’est ce dont a pu bénéficier l’APOEL dans sa phase de poules. Le foot, c’est beaucoup d’humilité et de professionnalisme.

Cela signifie-t-il que le principal danger dont doit se méfier l’OL, c’est le complexe de supériorité ?
Le favori reste l’OL, mais c’est également là le danger. En raison de son palmarès et de son parcours sur la scène européenne, à Chypre, tout le monde connait l’Olympique Lyonnais, aucune équipe n’est heureuse de rencontrer l’OL. Surtout une équipe chypriote qui reste humble face à ce gros défi qui s’annonce. Il faut également savoir qu’aller jouer à Nicosie ne sera pas facile. Là-bas, il y aura une grosse ambiance, ça va être compliqué. Le public est chaud pendant 90 minutes, voire plus, même quand son équipe est en difficulté. A mes yeux, l’OL a deux impératifs : ne pas croire que cela va être facile et essayer de faire la différence à domicile pour avoir le moins de problèmes possible au retour. L’idéal pour l’OL serait de se déplacer avec deux buts d’avance, ce qui lui donnerait une marge de sécurité certaine. Mais le plus important est avant tout de ne pas en prendre.

Quelles sont les caractéristiques de cette équipe ?
C’est une équipe qui possède un très bon milieu de terrain, de bons attaquants, mais c’est avant tout une équipe qui encaisse peu de buts, qui est bien structurée, qui défend très bien en groupe. Leur entraîneur (Ivan Jovanovic) prône un jeu rapide vers l’avant et s’appuie surtout sur la contre-attaque.

 

L'Apoel Nicosie pour les nuls

Lequipe.fr

Nicosie, quel est son point fort ?
On peut sortir premier de sa poule de qualification coiffé d'un bonnet d'âne. L'Apoel Nicosie se classe en effet lanterne rouge des équipes encore en lice en terme de nombre de buts (6), de tirs non cadrés (10), de tirs cadrés (17) et de corners (17). C'est dire si la formation chypriote n'est pas tournée vers l'attaque. En revanche, elle défend sans pareille (19 cartons jaunes récoltés, record là encore) et tient le cap à l'extérieur (trois matches nuls consécutifs sur les pelouses de Porto, Saint-Pétersbourg et Donetsk).
L'oeil de Mikaelo Papadakis : «La défense, l'esprit d'équipe, le pressing dans la moitié de terrain adverse. C'est une équipe patiente, qui aime le jeu lent. Et puis, son attaquant brésilien Ailton. Quand il combine bien avec Ivan Trichovski, il y a danger».
Ivan Jovanovic, c'est qui ?
Un ancien milieu de terrain dur au mal, qui a signé une belle carrière en Grèce dans les années 90 (notamment au Iraklis FC, club de Salonique, pour lequel il inscrira 52 buts en 271 matches de championnat). C'est aussi en Grèce qu'il fera ses gammes d'entraîneur, avant de conduire l'Apoel au titre de champion chypriote (2004). Il a permis à Nicosie de devenir le premier club de l'île à disputer la phase à élimination directe de la C1.
L'oeil de M.P : «Il n'est pas connu, mais il est forcément bon puisqu'il a intégré le top 16 européen ! (Rires) Quand il jouait en Serbie (au FK Rad, NDLR), il a failli signer avec Nantes mais le transfert a capoté. Il est aux commandes depuis 2008 [après son premier passage en 2003-2004, ndlr]. Son principal trait de caractère ? Il prend tout très au sérieux. Les petites, les grandes équipes. C'est aussi un gros travailleur. Son équipe, c'est du 24h/24. Il scrute tout ce qui se dit dans la presse, il demande conseil à ses amis ... Mais il apprend toujours, et le dit d'ailleurs
L'Apoel s'y voit déjà, ou pas encore ?

A écouter le milieu portugais Hélio Pinto, l'Apoel arrive en toute humilité à Gerland. «Tous les joueurs sont anxieux, tout le monde veut jouer ce match car Lyon est une équipe fantastique. On veut vivre ce rêve et essayer de donner le meilleur de nous-mêmes pour qu'on puisse avoir une chance de se qualifier à Chypre.»  Dans l'esprit de l'équipe et de son entraîneur, il faut absolument préserver toutes les chances de jouer la qualification sur ses terres, dans quinze jours.
L'oeil de M.P : «Tout le monde est surpris de ce parcours, à commencer par Ivanovic. D'autant plus que l'équipe n'a pas bénéficié d'un très bon tirage en phase de poules. A Chypre, personne ne pensait que l'équipe passerait. Les supporters préféraient tirer une grosse équipe type Barcelone, et deux autres petites pour jouer la 2e ou la 3e place ! Lyon, on n'a pas pensé non plus que c'était un bon tirage. Mais après avoir visionné le match contre Evian (1-2), le premier à suivre le tirage au sort en décembre dernier, on a compris que l'équipe n'était pas si forte que cela. Le coach a analysé longuement la manière de jouer de l'équipe rhodanienne et dans le vestiaire, les joueurs de l'Apoel ont compris qu'ils avaient une chance.»

 

Bastos : "J'ai besoin qu'on m'aime"

Foot01.com

Un peu moins tranchant ces dernières semaines, Michel Bastos réalise tout de même une saison convaincante avec l’Olympique Lyonnais. Instigateur du très bon début d’exercice du club rhodanien, le Brésilien a clairement mis de coté ses envies de départ de la saison passée, et se montre soulagé par l’arrivée de Rémi Garde à la place de Claude Puel. L’ancien lillois marche à l’affectif et ce n’était clairement pas une des qualités de son ex-coach à l’OL. Désormais, avec la confiance, il assure se sentir parfaitement à l’aise à Lyon.

« J’ai été blessé en décembre, depuis je n’ai pas marqué, mais j’ai fait quelques passes décisives. Le but reste d’aider l’équipe, n’importe comment. Ne pas marquer ne m’a pas fait trop mal. Pour l’instant, ça va, mais il ne faudrait pas que ça se prolonge... Je suis là pour être décisif. Mais non, je ne cogite pas. Je sais ce que je peux faire. Si mardi, je fais un doublé, on va dire à nouveau : “Bastos fait une saison énorme.” Je sais comment ça se passe... », a expliqué Michel Bastos dans L’Equipe, avant d’enchainer sur la nécessité pour lui d’être bichonné.

« Si j’ai besoin qu’on m’aime pour être bon ? Mais je ne l’ai jamais caché ! Si ça a très bien marché à Lille avec Garcia, c’est qu’il disait à tout le monde combien il m’aimait. Quand je l’entendais dire que pour lui, j’étais le meilleur joueur du Championnat, ça me faisait du bien. Avec Garde ? Après, chacun a son caractère, et lui, il est un peu réservé mais ça ne l’embête pas de dire : “Tu as été le meilleur joueur du match.” Je crois qu’il le fait avec beaucoup de joueurs. Et si aujourd’hui ça marche bien pour moi, c’est en grande partie grâce à cette confiance qu’il me donne », a souligné le Brésilien, qui connait également l’importance d’un bon parcours en Ligue des Champions s’il veut espérer réintégrer la sélection nationale prochainement.

 

Lyon, opération béton

Eurosport.fr

Que ce soit en 2004 contre la Real Sociedad (1-0, 1-0), en 2005 contre le Werder Brême (3-0, 7-2), en 2006 contre le PSV Eindhoven (1-0, 4-0) ou en 2010 contre le Real Madrid (1-0, 1-1), l'Olympique Lyonnais a toujours gardé sa cage inviolée lors du match aller quand il s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. L'inverse est également vrai : l'OL a toujours été éliminé en huitièmes lorsqu'il a encaissé un but ou plus lors de la première manche. D'où la nécessité pour l'équipe de Rémi Garde de rectifier le tir dans un secteur où elle est très perméable.

Lyon n'a gardé sa cage inviolée qu'à huit reprises au cours de ses trente-huit matchs cette saison. Un mal encore plus marquant en 2012 où seul Luçon (CFA) n'est pas parvenu à marquer un but à l'OL. "On a conscience d'encaisser trop de buts, témoigne Hugo Lloris. Cela rend nos matchs plus compliqués car nous devons en marquer deux ou trois pour gagner. Nous en avons conscience et nous savons qu'il est important de ne pas prendre de but à domicile lors d'un huitième de finale aller de Ligue des Champions." Face à une équipe de l'APOEL Nicosie qui excelle en contre-attaque, l'OL sait qu'il va devoir se montrer bien plus efficace dans la récupération du ballon : "Notre jeu est dépendant de la manière dont nous récupérons ou pas le ballon, acquiesce Rémi Garde. Nous avons actuellement des défaillances dans ce domaine qu'il faudra corriger contre Nicosie car cela ne pardonne pas en Ligue des Champions, cela est l'affaire de tous et tout le temps. À la limite, il faut déjà penser à récupérer le ballon avant de l'avoir perdu."

Lloris est moins bien

Dans cette optique, l'entraîneur lyonnais va probablement faire appel à l'expérience : Cris et Källström plutôt qu'Umtiti et Grenier. L'expérience et la rigueur plutôt que la qualité de relance ? Le raccourci est un peu facile. Pourtant, même si le jeune Umtiti a affiché de belles promesses, il n'a à coup sûr pas l'autorité d'un Cris pour rappeler les joueurs offensifs à leur indispensable travail de replacement. Mais tout mettre sur le dos de l'investissement défensif des ailiers Briand et Bastos serait réducteur : le 4-4-2 est très exigeant physiquement et le Brésilien n'est jamais aussi décisif que lorsqu'il est délesté des tâches les plus ingrates. "Une équipe qui marque beaucoup et qui encaisse peu est très forte et va très loin mais cet équilibre est parfois difficile à trouver", témoigne Rémi Garde.

Pour ne pas encaisser de but, l'OL se reposait également souvent depuis trois ans et demi sur le seul talent d'Hugo Lloris. Sauf que le portier de l'équipe de France traverse actuellement une relative mauvaise passe : s'il n'a pas commis d'erreurs flagrantes ces dernières semaines, Lloris s'incline sur des frappes qu'il avait l'habitude de repousser. Dernier rempart d'une équipe qui change trop fréquemment de défense centrale (Lovren est toujours à l'arrêt), le gardien des Gones ne fait toutefois pas d'une obsession sa volonté de conserver son but vierge : "Il est important de ne pas prendre de but mais l'objectif principal est surtout de gagner afin de se présenter au retour dans les meilleurs conditions possibles." Gagner avec zéro but dans la besace, ça pourrait aider.

 

Gourcuff peut compter sur le soutien de Lisandro

Foot01.com

Répondant sur RTL à une question sur les problèmes de Yoann Gourcuff, Lisandro a tenu à apporter son soutien à son coéquipier, qui passe toujours une période délicate. Le joueur argentin a rappelé les difficultés connues ces derniers temps par le meneur de jeu de l’OL, faisant remarquer que Gourcuff travaillait dur pour revenir, même si pour l’instant cela ne se concrétisait pas encore.

« Yoann a connu des difficultés à titre personnel à cause de sa blessure, mais surtout, avec lui, les gens sont toujours dans l’attente de voir s’il joue, s’il ne joue pas, s’il joue bien ou mal, s’il va revenir à son niveau de Bordeaux et je ne sais quoi encore. Il faut être prêt et être très fort mentalement pour pouvoir surmonter tout ça de la manière la plus naturelle possible, pour mettre tout ça de côté et travailler dans la tranquillité, explique Lisandro, qui fait remarquer qu’au sein du club tout est fait pour aider l’ancien bordelais à revenir au sommet. Nous, ici, à l’intérieur du groupe on veut retrouver Yoann à son meilleur niveau et j’espère que ça va arriver. Nous pouvons tous vous dire qu’il travaille beaucoup et j’espère que les choses vont s’améliorer naturellement dans un contexte plus normal pour lui et pour tout le monde. »

 

Lloris hors cadre ?

Football.fr

Pour la 8e fois de la saison, l'Olympique Lyonnais s'est incliné en Ligue 1. Face à des Caennais qui n'avaient plus maqué en Ligue 1 depuis novembre (hors penalties), c'est tout l'OL qui s'est effondré, à l'image d'un Hugo Lloris qui semble de plus en plus friable depuis quelques temps. A quelques heures d'affronter l'Apoel Nicosie, les projecteurs seront braqués sur le secteur défensif rhodanien qui peine à se rassurer.

"Heureusement qu'on a Lloris...". Voilà une phrase que les supporters lyonnais se répètent depuis bien des saisons quand tout va mal. Mais le portier des Gones semble petit à petit rentrer dans le rang et finalement se mettre au niveau -moyen- de ses coéquipiers. Depuis quelques rencontres, l'ancien Niçois montre un niveau bien loin de celui affiché notamment en 2009 et 2010, deux années où il a aisément glané le titre de meilleur gardien de la Ligue 1, sans que Lyon ne se mêle à la course au titre de champion de France.

Une défense loin d'être rassurante

Dans les faits, cette régression n'en est pas réellement une tant l'international français avait habitué à porter à bout de bras les Olympiens. Plutôt un coup de moins bien. Face à Caen, samedi, Lloris a livré une prestation en dents-de-scie. Sur le premier but de Romain Hamouma, le Lyonnais se fait surprendre sur sa gauche, sur une action similaire au but encaissé face à Bordeaux et Jussiê en Coupe de France. La seconde réalisation révèle davantage la fragilité actuelle du gardien de but. Soit la volée de Livio Nabab est parfaitement imparable, soit Hugo Lloris commet une erreur d'appréciation. Le doute subsiste encore... Le fait est que depuis ses débuts à Lyon, l'ancien Niçois a rarement - si ce n'est jamais - connu de période creuse. Hugo Lloris n'est plus, en ce moment, ce rempart sur qui l'on pouvait se reposer et, à ce rythme, son statut d'intouchable en équipe de France pourrait être remis en cause.

A sa décharge, sa garde rapprochée n'est pas au rendez-vous. Depuis son match catastrophique lors de la demi-finale de Coupe de France face à Lorient, Cris a prouvé qu'il n'était plus le joueur qu'il a été par le passé. Et Rémi Garde a rétrogradé le Policer au rang d'agent de voirie, en d'autres termes, sur le banc. Du coup, l'inexpérimentée charnière composée de Samuel Umiti (18 ans) et de Bakary Koné (23 ans) est en charge d'assurer les arrières. L'absence de Dejan Lovren, satisfaisant depuis le début de la saison, est également préjudiciable pour la 12e meilleure défense de Ligue 1.

Sur le côté gauche, Aly Cissoko, qui avait laissé un temps croire à un retour au premier plan, déçoit également. A se demander si l'ancien de Porto ne s'était pas "forcé" à bien jouer durant le mois de janvier, celui du mercato hivernal. Face à Caen, les deux buts proviennent de son couloir gauche... Le seul Anthony Reveillère sort du lot, se montrant généreux dans l'apport offensif. A quelques heures d'un rendez-vous de Ligue des champions face à l'Apoel Nicosie, il s'agit de se rassurer sur le plan défensif. "C'est primordial en effet, a jugé Rémi Garde sur OLTV. On connait une défaillance à ce niveau. Il faut rapidement y remédier car la scène européenne ne pardonne pas. C'est l'affaire de tous." Hugo Lloris, présent à ses côtés, a certainement dû entendre le message.

 

Pour Nicosie, l'OL est clairement plus fort

Foot01.com

C’est une image récurrente dans le monde du sport en général, il est régulièrement constaté que le meilleur moyen de jouer sans pression est de mettre l’adversaire dans la peau du favori avant une confrontation. Mais pour une fois, l’APOEL Nicosie n’a pas eu à convaincre grand monde de son statut d’outsider avant le match comptant pour les 1/8e de finale aller de la Ligue des Champions, ce mardi à Gerland. Le club chypriote découvrira ce niveau de jeu contre l’OL, et se fait volontiers tout petit.

« On savait que quelle que soit l'équipe que l'on tirerait au sort, ce serait difficile et que ce serait une équipe qui a une histoire en Ligue des Champions. C'est clairement un club qui est plus grand que le nôtre, qui a budget beaucoup plus élevé et qui a de meilleurs joueurs mais cela n'a pas beaucoup de signification parce que nous avons montré qu'une petite équipe peut atteindre la phase à élimination directe. On a battu des équipes comme le Shakhtar, Porto et le Zenit. Moi je crois en notre équipe et je pense que nous abordons le match de la meilleure manière. Avec un peu de chance, pourquoi ne passerait-on pas ? », a lancé le capitaine de l’APOEL, Constantinos Charalambides, qui craint surtout la transition entre le championnat local, où le niveau est moindre, et la pression liée au match face à une équipe lyonnaise bien décidée à se mettre à l’abri le plus rapidement possible.



 

Commentaires   

 
0 #2 Olympien 14-02-2012 21:15
Bien qu'excessivement à charge, comme tous les articles venant de cette source lorsqu'ils concernent l'OL, il est cependant vrai que de nombreux supporters de Lyon se sont eux-mêmes faits cette observation concernant le gardien de l'EDF...

Un peu trop de dispersion dans d'autres activités, ou simplement un mauvais passage dû en partie à la fébrilité qui devient habituelle près de la surface lyonnaise, et qui est un peu contagieuse?

Bah, c'est à voir au cours des prochaines rencontres...

Sinon, j'aime bien l'allusion concernant Cissokho... "Faire exprès de bien jouer"! Ah bon? Parce qu'à l'état normal, on doit jouer "mal"?
Ceci-dit, si la phrase est mal "ficelée", elle exprime une pensée elle aussi fréquente: beaucoup de joueurs "se défoncent" avec plus de conviction quand ils négocient un transfert ou une prolongation de contrat...

Autre interrogation: cette blessure de Lovren commence a être très pénalisante... Est-elle seulement "physique"?
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0 #1 delangle 14-02-2012 20:59
Avec Cris, Lacazette et Ederson
Pour affronter l'Apoel Nicosie, l'OL passe en 4-2-3-1 et laisse donc Bafé Gomis sur le banc. Ederson et Lacazette sont titulaires, comme Cris en défense centrale.
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Attention, il y a du changement à Lyon. Pour affronter l'Apoel Nicosie (20h45), Rémi Garde a délaissé son 4-4-2 habituel au profit d'un 4-2-3-1 en miroir avec la formation chypriote. Le coach rhodanien a également fait le choix de l'expérience en défense, le secteur où il a le plus de cheveux blancs à se faire en ce moment. Décrié pour ses dernières performances en Championnat, Cris composera avec Bakary Koné la charnière centrale ce mardi face à l'Apoel Nicosie (20h45). Le coach rhodanien a préféré laisser respirer le jeune Samuel Umtiti, qui n'a jamais disputé un match de Ligue des champions.
En attaque, Alexandre Lacazette a été préféré à Jimmy Briand dans le couloir droit. Dans ce schéma en 4-2-3-1, c'est Bafé Gomis qui paie les pots cassés : Ederson évoluera donc en soutien de Lisandro.
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