L'actu du Vendredi 13 Décembre

L'actu du Vendredi 13 Décembre

Aulas : "Je m’en mords les doigts de ne pas avoir gardé Genesio"

Eurosport.fr

Quelques mois après avoir remercié un Bruno Genesio largement contesté par une partie des supporters de l’OL, Jean-Michel Aulas nous a confié avoir des regrets. Selon lui, seul un homme d’expérience comme Rudi Garcia peut redresser la barre. Même si la nomination de l’ancien coach de l’OM comporte quelques risques, le président lyonnais les assume.

Deux mois après sa nomination, Rudi Garcia doit toujours essuyer des sifflets du Groupama Stadium. Dans le contexte lourd et pesant de l’après-Genesio, nommer l’ancien entraineur de l’OM comportait une grosse part de risque.

J-M.A. : C’est vrai, il y avait un risque. Mais ne courrait-on pas un risque de se retrouver 15e après avoir écouté les supporters ? On leur a donné raison avec Bruno Genesio et je m’en mords les doigts de ne pas l’avoir gardé. Je préfère avoir des résultats plutôt que d’écouter les sifflets. Parfois, il faut être courageux pour dire aux supporters la vérité. Je rappelle que Rudi Garcia a joué la finale de la Coupe d’Europe dans mon stade…

Malgré tout, n’y-a-t-il pas un risque de fragiliser l’institution en nommant un coach qui divise vos supporters ?

J-M.A. : Qui a le plus d’intérêt à ce que ça marche ? Moi car je suis le premier actionnaire. J’ai de l’expérience avec un board qui me suit à 100%. Est-ce qu’il vaut mieux écouter les quelques sifflets et se retrouver en difficulté économique et sportive ? Je rappelle que l’Inter Milan et l’Ajax Amsterdam, de grands clubs, sont passés à la trappe en Ligue des champions. Lyon est encore là.


"Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution"


Vous avez toujours défendu vos entraîneurs bec et ongles même au plus fort de la tempête avec Claude Puel par exemple. Or vous n’avez pas été fidèle à vos principes en remerciant Bruno Genesio en fin de saison dernière et en cédant à une partie de vos supporters. Aujourd’hui, est-ce que vous reconnaissez avoir fait une erreur ?

J-M.A. : Peut-être que j’ai commis une petite erreur. Est-ce que j’ai bien fait ? J’ai écouté les groupes de supporters. Peut-être que je n'ai pas rendu service à l'institution. Après tout, je suis quelqu’un d’humain. J’ai aussi voulu faire plaisir à Bruno. Moi, je pouvais vivre la situation parce que j’avais plus de bouteille que lui. Peut-être que je n’ai pas rendu service à l’institution.

Ensuite, je me suis demandé qui pouvait redresser la barre après avoir donné peut-être trop rapidement le manche à Juninho et Sylvinho. Quand Rudi me dit : "Je joue l’expérience et la complicité avec Juninho", eh bien on se sort d’une sale situation. Parce que quand ça commence à déconner dans le foot, c’est très difficile de stopper l’hémorragie. A Lyon, on a toujours su gérer la situation de crise en étant résistant, on sait ce que c’est de prendre des décisions dans un contexte difficile.

Avec du recul, regrettez-vous votre décision de vous séparer de Bruno Génésio au printemps dernier ?

J-M.A. : J’ai toujours l’habitude d’assumer mes décisions. Quand je suis allé voir Juni, il était partant avec Genesio. Je n’ai probablement pas été en harmonie avec ce que j’ai fait tout au long de ma carrière. Mais les supporters qui réclamaient le départ de Bruno doivent aussi se remettre en cause.


 

Marcelo, un cas qui divise le vestiaire lyonnais

RMC.fr

Au coeur des incidents entre les joueurs de l'OL et certains de leurs supporters mardi, après le match de Ligue des champions contre Leipzig (2-2), Marcelo n'a pas que des défenseurs en interne au club. Sa personnalité divise le vestiaire, qui a pour l'heure décrété l'union sacrée.

Les images de la fin du match entre l’OL et Leipzig (2-2) en Ligue des champions mardi et les incidents avec les supporters auront fait le tour du monde. Mais ces scènes assez incroyables ont aussi laissé des traces en interne. Depuis plusieurs semaines, dans des discussions privées, les joueurs de l’OL se divisaient sur la part de responsabilité de chacun dans le conflit entre Marcelo et les supporters. Si plusieurs Brésiliens comme Thiago Mendes, Marçal ou encore Rafael soutenaient fortement le joueur, d’autres lyonnais trouvaient que Marcelo n’était pas totalement irréprochable.

Après le déplacement à Benfica (2-1 en octobre dernier), des insultes ont été proférées par des fans du club à l’encontre de Marcelo et le joueur avait directement défié les supporters. Il était à deux doigts d’en venir aux mains avec eux. "La fracture, c'est après Benfica, il n’aurait jamais dû répondre. Et en répondant, il a aussi amené certains joueurs avec lui qui, aujourd’hui, sont aussi dans le viseur des supporters. Cette affaire était une bombe à retardement. Elle a explosé après Leipzig", glisse abattu un membre du staff lyonnais.

OL-Leipzig, avec cette banderole flanquée d'un âne, avec laquelle l'individu en cause se balade depuis fin octobre. Connu de l'OL, parmi les meneurs du KVN, l'homme n'est empêché par personne de rentrer. Depuis l'incident, plusieurs rencontres ont eu lieu entre supporters et intermédiaires faisant le lien avec le club.


Une personnalité qui agace


Mais la personnalité de Marcelo ne dérange pas que les supporters. Son comportement agace aussi certains de ses coéquipiers. Quelques uns de ses partenaires lui reproche un manque de "maturité". Ce qui est assez ubuesque pour un joueur de 32 ans, passé par plusieurs clubs européens. A l’entrainement, certains tacles trop viriles dans des séances légères ou des mots échangés ont pu provoquer de la tension. La saison dernière déjà, une brouille avait failli dégénérer avec Nabil Fekir.

En interne, Marcelo est souvent décrit comme quelqu’un d’individualiste, en retrait du groupe, sauf des Brésiliens. "Il y a quelques semaines, on revient d’un déplacement et déjà, cela avait failli chauffer. Les supporters étaient déjà chauds et lui répondait par des combats de regard. Il a 32 ans, il doit se comporter comme un leader pas comme un joueur qui est jeune et immature et qui provoque les fans", confie un membre du club. Une source interne estime de son côté que l'OL ne gère pas l'affaire comme il le faudrait et que les torts sont partagés entre le club et le joueur.

Dernier sujet en date qui va provoquer quelques crispations: un message sur Instagram de la femme de Marcelo. "À propos du leadership: un joueur qui a appartenu à une foule organisée ne peut pas être le leader d'un groupe, écrit Tatiane Guedes. Il ne défendra jamais le groupe mais seulement lui-même ou la foule à laquelle il a appartenu. Un vrai capitaine doit avoir du caractère, du respect et de l'amour pour son prochain. Et ne pas être prisonnier de l'ego et de la vanité. Bravo Memphis, tu es assurément un vrai capitaine." Une déclaration dont son mari n'était visiblement pas au courant et qui émane de son initiative à elle, dirigée contre l’ancien capitaine lyonnais Anthony Lopes. Marcelo lui reprochant clairement ses liens forts avec les Bad Gones et le fait d’être resté aussi longtemps avec eux mardi. Le gardien est très apprécié en interne à l’OL, et surtout par les supporters.

Un membre de l’OL tient quand même a défendre Marcelo: "Ce n’est pas un mauvais gars. Il est un peu brut, dur parfois, mais c’est un joueur qui souffre. La situation est difficile pour lui. Après, ses enfants étaient en pleurs. On est dans une situation où tout le monde souffre." Une situation difficile à gérer pour le club, qui est enclin à le laisser partir lors du mercato d’hiver. Une situation pas simple à gérer non plus pour un homme: Rudi Garcia


Depay et Garcia, les gagnants de mardi


L’entraîneur français a marqué beaucoup de points mardi. C’est lui qui est revenu sur la pelouse pour demander aux joueurs d’aller saluer les virages. Alors que les joueurs avaient pris la décision de rentrer au vestiaire, l’ancien coach de la Roma avait imposé aux Lyonnais d’aller saluer les tribunes. Quand la situation a dérapé, Rudi Garcia est allé directement dans l’attroupement pour récupérer son capitaine Memphis Depay, afin que cela ne dégénère pas. Un geste apprécié qui a fait l’unanimité chez ses joueurs et qui a plu aux supporters.

Mercredi, à la reprise de l’entrainement, Rudi Garcia a pris la parole devant ses joueurs. L’entraîneur français a confié en substance "qu’il était très fier de la qualification et qu’il fallait construire sur cette soirée. Que les lyonnais devaient faire preuve de solidarité dans le vestiaire et qu’il ne fallait faire qu’un dans cette épreuve, sans oublier cependant de respecter les supporters".

Un discours apprécié par ses joueurs, comme le confie l’un d’eux: "Le coach a été cash. Il essaie de nous protéger et c’est pour ça qu’il a été accepté." Le vestiaire lyonnais a décidé, pour le moment, de soutenir Marcelo. Même si cette décision ne fait pas l’unanimité, le collectif lyonnais essaie de rester soudé. Memphis Depay a d'ailleurs demandé l'union sacrée derrière Marcelo en interne. La réception de Rennes dimanche au Groupama Stadium s’annonce déjà houleuse.

 


 

Lacombe : « Tous ces moments vécus ont été merveilleux »

OL.fr

Invité d'OL ACCESS sur OLTV, Bernard Lacombe s'est exprimé à quelques jours de l'hommage qui lui sera rendu dimanche pour l'ensemble de sa carrière à l'OL.

SON AMOUR POUR L’OL

« Tout gosse, j’ai rêvé de vivre du football. J’ai eu la chance de vivre de ma passion. Qu’est-ce qu’il y a de plus beau ? Et ça a duré quarante ans ! J’ai été professionnel au plus haut niveau et j’ai ensuite continué dans le foot dans d’autres rôles. J’ai toujours été passionné. »
 
LES IMAGES DE SES EXPLOITS

« Il y a plein d’émotions, ce sont des souvenirs fabuleux. La victoire en Coupe de France 73, la remontée en D1, le premier titre de champion… Tous ces moments vécus ont été merveilleux. Je me souviendrai toujours de ce premier titre de champion de France contre Lens, avec Jacques Santini. Ça a été un grand moment dans l’histoire de l’OL. À l’époque où je jouais à Lyon, on n’avait pas vraiment la possibilité d’être champions. C’était plus rapide de gagner la Coupe de France. Je n’ai pas connu cela ici. »

L’ENIGME SUR SON PIED FORT

« Je ne sais pas exactement quel pied est mon favori. Je sais que j’étais plus précis du gauche sur les reprises qu’avec le droit. Au début, quand je jouais à Fontaines, je me remettais sur le droit en me déplaçant pour reprendre la balle. Mais j’ai commencé à travailler le gauche. De volée, je pouvais placer le ballon où je le souhaitais. Je finissais mes séances par des exercices de frappes. »
 
SON ATTACHEMENT AUX JOUEURS

« Quand un joueur partait, je me demandais comment on allait faire pour en retrouver un dans le même registre. Je me disais que ça n’était pas normal de les laisser partir. »
 
L’IMPORTANCE DE SA FAMILLE

« Chez moi, nous étions cinq. J’avais mes quatre sœurs et moi. Jocelyne, Monique, Michèle, qui est malheureusement décédée, puis ma petite soeur Régine. On vivait en famille, on était proches les uns des autres. Et quand j’ai commencé en pro, mes sœurs venaient me voir jouer. Quand je ratais des choses, des mecs commençaient à parler en tribunes et mes sœurs les recadraient (rires). Elles seront présentes dimanche. »
 
LE RÔLE DU BUTEUR

« Quand je restais trois matches sans marquer, je disais à Aimé Jacquet. “Ohlala, il va m’emmerder toute la semaine parce qu’il n’a pas marqué.” J’étais en manque. J’avais besoin de marquer. Qu’est-ce qu’il y a de plus beau ? »
 
SON POSTE DE CONSULTANT À OLTV

« On a participé à beaucoup de choses avec Richard (Benedetti). Je ciblais souvent nos joueurs, il me disait de me calmer. Mais quand j’ai envie de dire quelque chose à quelqu’un, je le dis. Le respect, c’est une chose primordiale et je suis quelqu’un de vrai. »
 
JUNINHO DIRECTEUR SPORTIF

« Juni, quand il a pris ce poste de Directeur Sportif, m’a dit qu’il aurait besoin de moi car j’étais passé par là avant lui. On en discute ensemble de temps en temps. Mais avec son talent, vu le joueur qu’il a été, il apprendra vite. »
 
UN MOT POUR LE PRESIDENT

« Je voudrais remercier le président. Lorsque je suis venu ici, j’étais sur le point de terminer ma carrière à Bordeaux et de passer mes diplômes pour rester là-bas comme dirigeant. Mais le président Aulas a appelé Raymond Domenech, qu’il voulait comme entraîneur, et ce dernier a dit qu’il voulait travailler avec moi. Et le président m’a contacté pour venir à l’OL. Quand on voit l’évolution du club, à l’image de celle de Cegid, son entreprise, c’est énorme. »
 
LA QUALIFICATION EN 1/8 DE FINALE DE L’UCL

« On a tous tremblé mais c’était fabuleux car ça n’arrive pas souvent de voir l’équipe remonter deux buts de retard. Je ne sais pas si c’est déjà arrivé à l’OL en coupes d’Europe. Le tirage le plus abordable ? Je dis Valence mais c’est surtout le moins pire. Les autres équipes, c’est du lourd. Je vois bien le Bayern tomber. Je me souviens quand on les avait reçus au début des années 2000. On l’avait emporté 3-0, avec un doublé de Sidney Govou. Le Bayern, c’est aussi des joueurs mythiques, les Franz Beckenbauer, Karl-Heinz Rummenigge, Dieter Müller, Uli Hoeness... Chaque année, ce club est au top, souvent champion, bien placé en Champions League. C’est un modèle, un club très bien structuré. »
 
LE MATCH À VENIR CONTRE RENNES

« J’ai un grand souvenir de Rennes. Quand on a été champion pour la première fois avec Bordeaux, on avait disputé la dernière journée contre Rennes. C’était un grand moment de partage avec le public ensuite. Concernant ma célébration, je ne sais pas à quoi m’attendre mais je sais qu’il y aura de belles surprises. Je reverrai des gens avec qui j’ai eu la chance de jouer. Je suis peut-être même parvenu à faire venir Serge Chiesa ! Il m’a dit : “Bernard, s’il n’y a pas un mètre de neige je te promets que je serai là.” »

 


 

Aouar dans l’Équipe type des groupes de Champions League

L'Equipe via Twitter

 


 

Absence de trophée, perte d’identité : Une partie du Groupama Stadium en a ras-le-bol ? Aulas répond

Eurosport.fr

Deux jours après avoir vu ses joueurs essuyer la fronde d’une partie des supporters de l’OL en Ligue des champions, Jean-Michel Aulas a bien voulu répondre à certaines critiques. Pourquoi Lyon ne gagne plus ? Est-ce que les dirigeants de l’OL se soucient plus de leurs actionnaires que des résultats sportifs ? Réponses du patron pour Eurosport.

L’OL s’en serait bien passé. Les images ont fait le tour de l’Europe. Dans Marca, dans la presse anglaise, la qualification des Lyonnais pour les 8es de finale de la Ligue des champions a été éclipsée par les images des affrontements entre les joueurs de Rudi Garcia et une partie de leurs supporters. En cause, cette fois-ci, le divorce entre les Bad Gones et Marcelo. Le joueur avait tenu tête à l’un des leurs lors du déplacement à Lisbonne, la situation s’est envenimée jusqu’à exploser mardi aux yeux du continent.

Mais Jean-Michel Aulas, joint par nos soins, se veut beaucoup plus rassurant dans son constat : "Il n’y a jamais eu autant de monde dans notre stade", a argumenté le patron de l’OL. "Je dirais qu’il y a même moins de problèmes avec nos supporters qu’il y a 10 ans et pourtant notre stade est plus grand. On parle simplement de quelques jeunes qui posent problème dont le garçon qui est rentré sur la pelouse avec son étendard et qui sera sanctionné."


"On ne se reconnait plus dans cette équipe"


Cette cassure semble pourtant manifeste avec des racines plus profondément ancrées. Il ne s’agit pas que de Marcelo. Il ne s’agit pas que de ce mardi soir. De Bruno Genesio à Marcelo en passant par Rudi Garcia, voilà plusieurs mois que le club lyonnais doit affronter une fronde, plus ou moins vive selon les périodes, d’une partie de ses supporters. Quelle est l’origine du mal ? Tentative de réponse. "On ne se reconnaît plus dans cette équipe", le cri du cœur de Robin*, supporter de l’OL, habitué du Groupama Stadium, résonne. En cause, l’effectif professionnel qui puise désormais nettement moins dans son académie.

Les départs en quelques années de Samuel Umtiti, Corentin Tolisso, Maxime Gonalons et Alexandre Lacazette ont contribué, selon lui, à diluer l’identité d’un onze beaucoup moins made in Lyon. "Tout ce qui compte désormais, c’est la plus-value, faire rentrer de l’argent et Jean-Michel Aulas ne se soucie plus du niveau de l’équipe", continue Robin. Thomas, encarté chez les Bad Gones, dresse le même constat : "On a aujourd’hui l’impression que nos dirigeants ont plus de comptes à rendre à leurs investisseurs qu’à leurs supporters", enrage celui qui supporte l’OL depuis l’an 2000.


Aulas : "Une génération qui recrute sur les jeux vidéos"


"Ce n’est pas un sujet pour moi", leur répond Jean-Michel Aulas. "Quand on dominait la Ligue 1, nous jouions avec moins de jeunes de l’académie. Et quand les jeunes viennent me voir parce qu’ils veulent partir, je n’ai pas le choix." A Lyon, la logique entrepreneuriale se heurte à celle de ceux qui garnissent le virage nord. Aulas toujours : "Corentin Tolisso a signé au Bayern pour une somme record qui permet aux supporters de s’installer dans le meilleur stade d’Europe avec des tarifs très bas dans les kops. Quand Aouar viendra me voir dans deux ans pour aller au Real, je ne pourrai pas le retenir."

A écouter ceux qui en veulent à leur club, l’origine de la cassure est simple : Lyon ne gagne plus depuis des années (ndlr : le dernier trophée remonte à la Coupe de France 2012). Et forcément, pour toute une génération biberonnée aux titres, pour lesquels avoir un bon paquet de points d’avance sur le deuxième au soir de la 37e journée était la norme, c’est insupportable. "C’est une génération encore plus jeune, celle des réseaux sociaux", rectifie Jean-Michel Aulas. "Celle qui recrute sur les jeux vidéos et qui a l’impression d’être plus compétente que les dirigeants ou l’entraîneur en place. La génération qui a vu Lyon triompher sait que concurrencer le PSG, c’est se mettre en danger pour le futur. Mais évidemment, tout est possible sur les jeux vidéos et les réseaux sociaux."


Aulas : "On ne peut pas être devant le Qatar"


Robin a 24 ans, Thomas, 27, dont sept de frustration à attendre les retrouvailles avec le grand soir. Malik en a 27 et la même exaspération. Génération pourrie gâtée ? "Non, il faut arrêter avec ça. On a le deuxième budget de Ligue 1, Strasbourg, Monaco, Rennes, Guingamp et même Saint-Etienne ont gagné des titres depuis 2012. Et pas nous. Vous trouvez ça normal ?", fait mine de s’interroger ce Lyonnais habitué de Gerland avant de migrer à Décines. "On faisait peur à l’Europe entière dans les années 2000. Aujourd’hui, on peut perdre contre n’importe qui."

Pour Jean-Michel Aulas, le constat est forcément différent : "Aujourd’hui, ce n’est pas la faute du supporter ou des dirigeants mais de l’état français ou des organisations du football européen : on ne peut pas être devant le Qatar", répète-t-il. "A un moment, on va revenir devant quand la régulation sera nécessaire. C’est pourquoi il faut être résistant, avoir une puissance économique. Nous participons à notre 23e campagne européenne consécutive, dois-je le rappeler ? C’est plus que n’importe quel autre club français. Nos jeunes supporters doivent prendre du recul, les réseaux sociaux tournent la tête des plus fragiles d’entre eux : aujourd’hui, celui qui gagne, c’est celui qui a la plus grosse puissance économique."

Il n’est pas certain que les arguments du patron de l’Olympique Lyonnais réussissent à convaincre la frange la plus hostile du Groupama Stadium. L’heure n’est sans doute pas encore à la réconciliation.

*Le nom a été changé à la demande de la personne interrogée.

 

 


 

Tatiana Guedes enchaine, c'est au tour de Florian Maurice

Foot01.com

C’est un problème assez inédit pour l’Olympique Lyonnais, mais en plus du cas de Marcelo, le club rhodanien doit aussi gérer la furie de son épouse.

Cette dernière est connue dans le microcosme lyonnais pour ses prises de position radicales dès que son mari est critiqué ou victime d’une injustice à ses yeux. Si cela pouvait faire sourire au départ, ce n’est plus du tout le cas, et à tous les niveaux du club. Dans un message très ciblé après les incidents de mardi soir, Tatiana Guedes avait accusé Anthony Lopes, incapable de soutenir son coéquipier face aux supporters dont il faisait partie plus jeune. Histoire de se mettre tous les supporters à dos, elle a même balancé le hashtag « No to racism », en laissant clairement entendre que les fans lyonnais pouvaient aussi s’attaquer à Marcelo en raison de sa couleur de peau.

Et pour ne rien arranger, Madame Guedes s’en est aussi pris à un membre important de l’organigramme de l’OL. L’Equipe raconte ainsi que, mardi soir, juste après les incidents au bord de la pelouse, la femme de Marcelo a cherché Jean-Michel Aulas, qui était parti désamorcer la bombe sur les antennes de RMC. Résultat, elle a trouvé Florian Maurice sur son passage dans le salon réservé aux joueurs et aux familles, invectivant vertement le responsable de la cellule de recrutement de l’OL. Une vraie tornade donc même si son mari pourrait peut-être s’en passer, d’autant que la famille du Brésilien est visiblement marquée par ces évènements, les enfants du couple ayant terminé la soirée en pleurs devant les évènements.

 


 

Dembélé vendu au mercato, Bertrand Latour met Lyon en garde !

Footradio.com

Deuxième meilleur buteur de Ligue 1, Moussa Dembélé a la cote au mercato. Et pour cause, le buteur du Celtic Glasgow figure dans le viseur de Chelsea et de Manchester United.

Les deux clubs britanniques, qui souhaitent se renforcer en attaque, pourraient même passer à l’offensive dès le mercato hivernal. Néanmoins, il serait tout simplement inconcevable pour Lyon de perdre son meilleur buteur en cours de saison selon Bertrand Latour, lequel a indiqué sur l’antenne de La Chaîne L’Equipe qu’une telle erreur mettrait en difficulté l’Olympique Lyonnais dans son objectif de podium en L1.
Latour ne comprendrait pas un départ de Dembélé

« Si Lyon vend Moussa Dembélé au mercato hivernal, il faut tout arrêter… Même en cas d’offre à 50 ou 60 ME car ils auront les mêmes offres cet été. Il n’y a aucune raison de le vendre. Certes, il est dans un creux mais il n’y a pas si longtemps que ça, c’était encore le meilleur buteur du championnat, je suis persuadé qu’il peut continuer à être utile pour Lyon. Souvenons de la fin de saison qu’il a réalisé avec Lyon l’an passé. L’OL a besoin de lui, ils n’ont pas d’autres profils comme lui et s’ils le vendaient, ce serait très onéreux de le remplacer. Donc ce n’est certainement pas le moment pour vendre Moussa Dembélé » a lâché Bertrand Latour, qui ne comprendrait pas un tel choix de la part de la direction de l’Olympique Lyonnais.

 


 

Garcia : « Faire beaucoup mieux dans le jeu »

OL.fr

Le coach lyonnais s'est présenté en salle de presse pour répondre aux questions des journalistes. Sa conférence est à retrouver en intégralité sur OL Play.

Point santé

« Marçal sera absent. Il a un petit souci musculaire au mollet. Pour les autres, ça devrait aller. Rafael va bien. Il a été très intéressant mardi. »
 
La soirée de mardi face à Leipzig

« Il faut être positif, fier de cette qualification. Être parmi les 16 meilleures équipes n’est pas rien. Il faut qu’il y ait cette fierté. Les événements après le match ont beaucoup fait parler. Nos dirigeants se sont exprimés. Qu’est-ce qu’on perd comme énergie et comme temps à parler de ça. J’ai un match à préparer et je n’ai pas le temps pour ça. On en a parlé avec les joueurs lors du debrief. Il faut maintenant préparer très sérieusement la venue de Rennes. Tout le monde a profité de la journée de repos pour voir sa famille. »
 
La relation avec les supporters

« J’ai demandé à mes joueurs d’aller voir les supporters, c’était quelque chose de spontané. Il fallait faire un pas en avant. Je pensais que c’était une bonne idée. Le Virage Nord nous a tourné le dos et les joueurs ont souffert de ça. Il faut crever l’abcès. L’ambiance a été fantastique en seconde période. Tout le monde a poussé en même temps. Cela nous a permis d’égaliser. Cela aurait pu être une fête mais ça ne s’est pas passé comme ça. J’espère que ce sera un mal pour un bien. »
 
La situation de Marcelo

« Marcelo est responsable que de lui-même. Il s’est expliqué en interne. On ne peut pas se permettre de laisser quelqu’un au bord de la route. Tous les joueurs sont très importants. J’ai déjà des problèmes de latéraux donc je ne vais pas m’en inventer d’autres. Il souffre. C’est terrible pour lui, il y avait sa famille dans les tribunes. Son geste ? Même si les réactions sont humaines, tout le monde n’est pas irréprochable. »
 
Le match contre Rennes

« On veut gagner ce match car on n’est pas à la place qu’on voudrait. Si on le fait, on peut grappiller quelques places. C’est une équipe en forme. On veut enchaîner. On doit surfer sur cette qualification pour améliorer notre niveau de confiance et notre niveau d’exigence. La seconde période contre Leipzig peut nous aider. »
 
Memphis

« C’est celui qui a le plus couru mardi. Il a toujours montré qu’il pouvait être un capitaine potentiel. Il a toujours été généreux avec mais aussi sans ballon. Il a été exceptionnel, il a beaucoup donné même s’il n’a pas tout réussi. Il prend des risques. Sur l’après-match, il a été un vrai capitaine. »

Anthony Lopes

« C’est un leader. Il a pris la parole le lendemain du match pour dire qu’il faisait partie du groupe et qu’il faisait tout pour que ça s’arrange. »
 
Le contenu des matches

« On peut faire beaucoup mieux. On doit être plus régulier dans un match. On a eu des matches pleins et il faut s’en servir. Il faut se remettre petit à petit du début de saison. Il y a du talent dans toutes les lignes mais la tête est importante. »
 
La célébration de Bernard Lacombe

« On va fêter Bernard Lacombe. C’est un grand Monsieur. Je me rappelle de son but le plus rapide en Coupe du Monde. Il faut que ce soit une belle fête. Il faut qu’on soit capable d’offrir une victoire. »




Aouar : « J'aime avoir de la liberté sur le terrain »

OL.fr

Encore décisif lors de la qualification en 1/8 de finale de Champions League, Houssem Aouar était présent en conférence de presse à deux jours de la réception de Rennes en championnat. Retrouvez ce point presse en intégralité sur OL Play.

La soirée de mardi

« On est très satisfaits de cette qualification. C’était un objectif du club. On est tristes de ce qu’il s’est passé après le match. Ce n’est pas anodin. Les dirigeants vont régler ça et on va régler ça en famille. Il y a parfois des moments de tension. On doit tous aller de l’avant, c’est dans l’intérêt de tous. Aucun joueur de ne veut vivre cette situation avec les supporters. Le groupe est concentré. »
 
La relation avec les supporters

« Chaque partie a ses torts. Dans chaque famille, il y a parfois des tensions. On va rediscuter avec les supporters car c’est important. On va essayer d'aller de l’avant. »
 
Le match contre Rennes

« J’espère que l’hommage de Bernard Lacombe sera de qualité car il le mérite. J’espère aussi que l’accueil sera bon car on a besoin d’une victoire. Tout le groupe est concentré. On doit imposer un rythme pour emmener tout le stade avec nous. On a besoin des trois points pour atteindre nos objectifs. C’est un match très important face à un adversaire coriace et une très belle équipe. »
 
Le tirage au sort des 1/8 de finale

« Il n’y a pas d’équipe facile à ce stade de la compétition. Il y a beaucoup de qualité. Il ne faudra rien lâcher. »
 
Memphis

« Le brassard l’a reboosté. Il a toujours montré l’exemple dans le vestiaire. Il est tout le temps à 100%. C’est notre capitaine et il le mérite. Il prend ce rôle très à cœur. »
 
Ta forme du moment

« Le coach me laisse beaucoup de libertés sur le terrain. Le poste à gauche me permet de faire plus de différences individuelles. Je peux aussi orienter le jeu en rentrant dans l’axe. Avoir de la liberté me plaît beaucoup. Je prends beaucoup de plaisir sur le côté. »
 
L’équipe de France pour 2020 ?

« Je ne pense pas à cela. Je pense avant tout à faire remonter mon club. Penser à des ambitions individuelles serait mal placé à ce moment de la saison. »

 

 

 

Last modified on vendredi, 13 décembre 2019 15:52